écrans dangers solutions

Enfants et écrans: dangers et solutions!

Télé, PC, tablettes, Consoles, Smartphones, Smartwatch et bientôt casques VR (Virtual Reality), les écrans font désormais partie de notre quotidien et ils sont partout.

Et pour cause, dans de nombreuses situations ils sont pour nous des assistants personnels qui nous permettent non seulement de naviguer sur internet, d’entretenir une certaine forme de communication via les réseaux sociaux, mais aussi de nous indiquer notre chemin à l’aide du GPS, de nous divertir grâce aux jeux vidéo, de suivre des émissions de radio, des podcasts, de suivre des programmes de remise en forme grâce à des applications de coaching sportif, de nous donner des conseils de recettes culinaires, de suivre les actualités, de produire des documents, de, de… bref, une multitude de possibilités qui font de ces nouveaux objets du quotidien des éléments devenus indispensables à notre “survie” dans le monde moderne 3.0.

Toutefois, en tant que parents, deux choses viennent régulièrement nous alarmer quant à l’utilisation répétée des écrans par nos chers bambins.

La première ce sont les diverses études scientifiques qui viennent nous mettre en garde sur la nocivité de la surexposition aux écrans.

La seconde, ce sont leurs comportements parfois inquiétants que nous observons: addiction, agitation, dépression, agressivité ou au contraire passivité excessive.

Tout cela ne cesse de nous mettre la puce à l’oreille et tout un tas de questions légitimes nous vient en tête:

Quels sont les réels dangers liés aux écrans? À partir de quel âge et à quelle fréquence puis-je permettre à mon enfant de les utiliser? Existe-t-il de bonnes pratiques qui permettent à la fois de satisfaire sa curiosité pour les écrans et en même temps de respecter ses besoins physiologiques?

Voyons ça en détail!

Quels sont les dangers réels des écrans?

Actif ou passif?

Il faut déjà savoir de quel type d’écran nous parlons. Car selon que nous soyons avachis dans le canapé à ingurgiter du Hanouna devant notre téléviseur, à jouer à un jeu vidéo sur notre PC ou encore chercher des informations sur Internet, ces pratiques sont bien différentes les unes des autres. Il est évident que la stimulation cérébrale n’est pas la même selon que nous soyons passifs ou actifs.

Cela n’est plus à démontrer, pour son développement cognitif, l’enfant a besoin d’observer de toucher de manipuler, de se tromper, de recommencer, de réussir, bref d’expérimenter et d’être actif! Quel que soit le pays, l’ensemble de la communauté scientifique est unanime sur ce point.

On sait tous combien il est facile de coller son enfant devant un dessin animé pour avoir un peu de calme ou tout simplement du temps pour réaliser ses tâches du quotidien. Attention je ne dis pas que les dessins animés sont à proscrire totalement. Mais je conseille vivement aux parents de privilégier les classiques ou les programmes apaisants (1).

En plus de véhiculer des valeurs saines (bravoure, loyauté, Amour…), ils ont l’avantage de ne pas provoquer des stimulations visuelles excessives et donc de préserver le système nerveux de votre enfant. Faites le test sur deux semaines! Lorsque le moment s’y prête posez le devant des dessins animés classiques (Les 101 dalmatiens, Blanche Neige et les sept nains, Dumbo, Le livre de la jungle, La Belle au bois dormant…) pendant une semaine. Puis la semaine suivante, faites la même chose avec des dessins animés plus récents (L’âge de glace, Shrek, kung-fu panda…).

Observez vous-même la différence de rythme et de stimulation visuelle. Vous constaterez qu’il est plus apaisant de visionner un classique que les dernières productions animées du box-office.

La même règle s’applique pour les applications sur tablette. Car si elles favorisent le développement cognitif de votre enfant en lui permettant d’apprendre à lire écrire et compter, toutes ne se valent pas. Certaines applications bien qu’éducatives auront tendance à énerver (au sens physiologique du terme) votre enfant.

Trop d’animations rapides, et de sons stridents sont autant de facteurs épuisants pour le système nerveux. Là encore, faites le test sur vous-même et vous comprendrez bien vite de quoi je parle. Plusieurs sites recensent de manière intéressante des applications adaptées à leur âge (2).

TV Lobotomie.

Le pire pour nos enfants se trouve sans doute dans les programmes diffusés par la télévision. Comme le décrit si bien le docteur en neurosciences Michel Desmurget dans son ouvrage “TV lobotomie”(3), l’exposition à la télévision et à ses programmes peut avoir des conséquences très nocives sur les enfants et les adolescents.

Il démontre, chiffres à l’appui, que visionnée de manière intensive, elle est « une entrave majeure à la réussite scolaire ». Elle empêcherait l’apprentissage de la lecture, l’acquisition du langage et provoquerait des troubles de l’attention (les fameuses TDAH). Il est d’ailleurs intéressant de constater d’un point de vue sociologique l’explosion du nombre d’enfants souffrants de troubles de l’attention dans nos écoles alors que dans le même temps le nombre d’heures passées devant les écrans de télévision n’a cessé de grimper en flèche.

Élémentaire mon cher Watson! Mais ça n’est pas tout puisque ces pratiques ont des répercussions dramatiques sur la santé. Risques d’obésité, de prise de tabac et d’alcool ainsi qu’un pervertissement de la sexualité sont les conséquences possibles d’une exposition répétée et excessive aux programmes télévisuels.

Enfin d’un point de vue comportemental, la banalisation de la violence produirait une stimulation de l’agressivité et viendrait nourrir des peurs conduisant à la conversion massive d’individus sains en individus angoissés. Pour travailler dans le milieu de l’éducation avec de jeunes enfants et des adolescents, je peux vous assurer que ce constat n’est pas délirant.

Et aux plus sceptiques d’entre nous qui crieraient à la paranoïa, j’aimerais attirer leur attention sur un point. Sachez que, comme le rappelle l’auteur, “la violence c’est bon pour les affaires”. Des recherches récentes ont démontré que « les contenus agressifs et brutaux étaient, à travers le stress qu’ils imposent au cerveau, une véritable bénédiction pour les annonceurs » puisqu’«un individu soumis à des tensions émotionnelles enregistre mieux les messages qui lui sont imposés et est plus conditionnable. »

TV lobotomie


Écrans = héroïne?

Car ils libèrent de manière systématique dans notre cerveau une dose de dopamine (hormone du plaisir), les écrans sont qualifiés par de nombreux chercheurs chinois “d’héroïne numérique” ou encore de “cocaïne électronique” selon le Dr Peter Whybrow, directeur des neurosciences à l’UCLA.

Un autre spécialiste, le Dr Nicholas Kardaras, l’un des meilleurs spécialistes de la toxicomanie (pas seulement des écrans) aux USA, explique comment les développeurs de jeux réalisent des tests pour mesurer les niveaux de dopamine et d’adrénaline afin de rendre les jeux vidéo aussi addictifs que possible. Il explique aussi comment la technologie pourrait inhiber le développement du cortex frontal.

En août 2016, dans une interview pour le magazine Vice, il raconte: “J’ai travaillé sur le plan clinique avec plus de 1000 adolescents sur les 10 dernières années et l’une des choses les plus étonnantes que j’ai observées, était que les enfants exposés à un âge précoce à un régime de haute technologie / haut-écran étaient, presque universellement, ce que je qualifierais de dépourvus de toute curiosité.

Facilement blasés, ils ne disposaient ni d’une curiosité naturelle, ni du sens de l’émerveillement et de l’imagination que les enfants “non-écran” semblaient avoir. Ils ne savaient pas ou ne se souciaient pas de savoir-ce qui se passait autour d’eux. Leur principale préoccupation semblait les conduire vers un perpétuel besoin d’être stimulé et divertis par leurs appareils numériques.”

“J’ai travaillé avec des centaines de toxicomanes à l’héroïne et à la méthamphétamine en cristaux, et ce que je peux dire, c’est qu’il est plus facile de traiter un héroïnomane qu’un véritable drogué de l’écran. Précisément parce qu’ils sont si omniprésents dans notre société que les gens doivent interagir inévitablement avec eux à un certain niveau. Ce n’est pas le cas de l’héroïne ou des autres drogues bien plus difficiles d’accès.” (4)

écrans drogue héroïne système nerveux

Tous ses écrans rendent Tony nerveux!

Écrans et système nerveux:

Comme tout stimulant, les écrans ont un impact direct sur notre système nerveux. Donc lorsque nous les utilisons, il se met naturellement dans un état de stimulation qui est l’inverse de celui dans lequel il se met lorsque notre corps est en état de repos.

Pour bien comprendre le rôle du système nerveux dans notre corps, nous pouvons comparer ce dernier à une voiture. Pour fonctionner, elle a besoin de deux choses. Du carburant dans son réservoir évidemment et une batterie chargée pour pouvoir démarrer, actionner les clignotants, les feux, etc. Dans notre corps, le carburant c’est la nourriture que nous ingérons et la batterie c’est notre système nerveux.

Ainsi vous pouvez manger toute la nourriture de qualité que vous voulez (bio, local…), si votre système nerveux est épuisé, vous allez manquer d’énergie. Qui n’a jamais ressenti un tel état alors qu’il fait attention à ce qu’il mange? À peu près tout le monde à mon avis!

Pour des raisons de différence de fonctionnement hormonal, chez les enfants, la traduction de cet état de fatigue est assez différente de celle que l’on retrouve chez l’adulte. Là où ce dernier va se sentir épuisé, déprimé, avec pour seule envie de se coucher sous la couette, l’enfant lui ne va plus contrôler ses nerfs et développer des troubles de l’attention, devenir agité, énervé, irritable voir violent. Ça ne vous rappelle rien?

Quiconque a des enfants ou travaille avec eux a déjà pu observer au moins l’un de ces comportements. À vrai dire, de tous les aspects physiologiques (poids, croissance, hormones…), le système nerveux est très certainement le talon d’Achille des nouvelles générations.

C’est ainsi que des difficultés à s’endormir peuvent devenir fréquentes. L’état nerveux d’apaisement n’étant pas là, il est impossible à l’enfant de trouver le sommeil. Et lorsqu’il le trouve, son système nerveux épuisé ne lui permet pas d’obtenir un sommeil de qualité. Il rentre donc dans un cercle vicieux où il n’a pas envie de dormir parce que son système nerveux est à plat et où il s’épuise davantage jour après jour le menant à la crise de nerfs… et vous aussi!

enfants énervement écrans

À partir de quel âge?

En janvier 2013, l’Académie des sciences a remis un rapport aux ministres français, intitulé l’enfant et les écrans, dans lequel les experts mettent en garde contre une exposition répétée et précoce des enfants aux écrans (4).

Parmi eux, le docteur en psychologie Serge Tisseron a imaginé les repères “3-6-9-12”. Ce sont des indications qui permettent aux parents et aux pédagogues de mettre en place des pratiques de consommation des écrans adaptés à l’âge des enfants. Ainsi :

  • Avant 3 ans: L’enfant a besoin de construire ses repères spatiaux et temporels. Que faire? Jouez, parlez, arrêtez la télé.
  • De 3 à 6 ans, l’enfant a besoin de découvrir ces dons sensoriels et manuels. Que faire? Limitez les écrans, partagez-les,parlez en famille.
  • De 6 à 9 ans, l’enfant a besoin de découvrir les règles du jeu social. Que faire? Créez avec les écrans, expliquez-lui Internet.
  • De 9 à 12 ans, l’enfant a besoin d’explorer la complexité du monde. Que faire? Apprenez-lui à se protéger et à protéger ses échanges.
  • Après 12 ans, l’enfant commence à s’affranchir des repères familiaux. Que faire? Restez disponible, il a encore besoin de vous!

Pour se repérer plus facilement parmi les diverses recommandations préconisées ça et là, Serge Tisseron nous propose des habitudes simples et saines à mettre en place en fonction de l’âge de vos enfants.

écrans âge Serge Tisseron 3 6 9 12

Quelles règles doit-on mettre en place pour nos enfants avec les écrans?

En matière d’écran comme pour tout autre domaine de l’éducation de vos enfants, il est important de fixer des règles claires et cohérentes qu’il pourra retenir et auxquelles vous donnerez du sens. Ainsi, voyons ensemble quelques principes de base qui s’ils sont appliqués consciencieusement, vont permettre à toute votre famille d’avoir un rapport sain avec les écrans.

Du bon sens avant tout : évitez les excès!

Comme le dit l’adage: “Rien n’est poison tout est poison, c’est la dose qui fait le poison.” Je ne fais pas partie de ceux qui diabolisent les écrans. Je trouve moi-même que c’est un outil formidable, si seulement on sélectionne soigneusement l’usage qu’on en fait. Pour donner un exemple, l’ordinateur permet de réaliser un tas d’actions constructives comme lire des articles intéressants, visionner des vidéos pédagogiques, écrire, jouer à des jeux éducatifs…

Nous l’avons vu tout à l’heure, les écrans utilisés pendant trop de temps dans la journée vont avoir un impact très négatif sur le système nerveux. Il est donc judicieux de ne pas cumuler les sources d’exposition. Par exemple, un enfant qui possède son téléphone portable la journée, qui regarde la télé en rentrant de l’école, puis a le droit d’aller sur l’ordinateur une fois ses devoirs terminés est bien trop exposé.

Pour éviter les excès, il faut donc soit limiter les sources d’exposition (retirer certains appareils) soit déterminer un temps précis où il est autorisé à les utiliser.

Déterminer un temps précis d’utilisation.

Il s’agit donc de déterminer des plages horaires pour lesquelles il est permis d’utiliser les écrans. Pour ma part, je préconise de réserver ce moment après les devoirs scolaires en récompense.

Attention toutefois à ne pas les autoriser trop tard avant le coucher. Vous le savez certainement, les écrans émettent une lumière bleue qui inhibe la sécrétion de mélatonine chez l’homme. Cette hormone dite “hormone du sommeil” indique à notre corps qu’il va bientôt entrer en phase de sommeil.

Or toutes les lumières et particulièrement la lumière bleue ont un effet bloquant sur la sécrétion de cette hormone. Prévoyez donc une période de minimum deux heures avant le coucher sans écran. N’hésitez pas à ramasser le téléphone portable de votre adolescent le soir. Il protestera et râlera bien évidemment, mais son système nerveux vous en sera éternellement reconnaissant.

Petite astuce supplémentaire: préférez des lumières douces et diffuses de petites lampes à la teinte chaude plutôt que celles des plafonniers et coupez-les progressivement. La teinte des lumières se mesure en kelvins (K) et est systématiquement indiquée sur l’emballage des ampoules que vous achetez dans le commerce. On parle de teinte chaude lorsque la température de couleur est inférieure à 3000 K et de teinte froide lorsque celle-ci est supérieure à 3000 K.

températures couleurs lumière bleue

Pas n’importe où:

De même que vous avez instauré des plages horaires précises, je vous conseille de déterminer des pièces de la maison où les écrans sont autorisés. Bannissez la chambre à coucher qui n’est autre que l’endroit où vous devez vous reposer et dormir. Évitez également la cuisine ou la salle à manger, qui sont les espaces conviviaux où la famille se regroupe pour manger et échanger. L’idéal serait d’avoir un bureau, mais seule une infime partie de la population possède ce genre de pièces chez soi. Le salon reste donc l’option la plus raisonnable.

écrans endroit adapté

Non! Vous ne voulez pas ça!

Ne pas faire des écrans une nounou de substitution

Les écrans ne doivent pas être considérés comme un moyen récurrent de calmer ou d’occuper nos enfants. C’est vrai qu’il est parfois facile de succomber à la tentation de les coller devant la télé pour avoir le calme. Il est tout à fait possible de le faire de temps en temps, mais dans l’idéal ne recourez pas à cette solution de manière systématique.

Prenons l’exemple d’Enzo qui par moments s’agite et fait beaucoup de bruit. Il dit s’ennuyer et ne sait pas quoi faire. C’est à ce moment que sa maman décide de lui mettre un dessin animé. Enzo sera en effet calme pendant un moment, mais il aura vite intégré qu’il existe une stratégie qui marche très bien pour obtenir sa dose d’écran. Il n’en sera que plus agité et bruyant dès que le désir de télévision se fera sentir.

Donc en dehors des moments précis que vous aurez déterminés, vous pouvez les autoriser, mais de manière aléatoire de sorte qu’il ne puisse vous pousser à bout pour les obtenir. Si vous en avez le temps, jouez avec lui. Sinon, cherchez ensemble des jeux qu’il pourra réaliser en autonomie.

Dois-je installer un filtre parental?

Vous pouvez tenter d’installer un filtre parental sur vos PC et Smartphones pour éviter que vos enfants ne tombent sur un contenu inapproprié. Il en existe une multitude de gratuits que vous trouverez assez facilement sur le Web. Ils vous permettent de déterminer les sites et les recherches que vous souhaitez interdire pour toute personne ne disposant pas du mot de passe que vous aurez préalablement déterminé.

Sachez toutefois que ces filtres ont tous leurs limites et qu’elles peuvent être contournées. J’ai pu le constater moi-même alors qu’il s’agissait d’un filtre sophistiqué installé sur le réseau informatique de l’établissement dans lequel je travaille.

Des études statistiques viennent d’ailleurs confirmer cette hypothèse de l’inefficacité des filtres parentaux (6). Donc plutôt que de jouer au chat et à la souris, je vous recommande de discuter régulièrement avec vos enfants de ce qu’ils voient et font sur le net, sans jugement. Vous instaurerez ainsi un rapport de confiance bien plus efficace que tous les filtres parentaux.

Conclusion:

Ainsi, comme vous avez pu le constater l’utilisation des écrans n’est pas anodine. L’exposition précoce et excessive aux écrans peut avoir des conséquences dramatiques sur le développement physiologique, affectif et cognitif de l’enfant.

Les médias sociaux quant à eux doivent être surveillés de près par les parents de jeunes adolescents. Aux États-Unis, la recherche a révélé que le risque de dépression des 13-14 ans grimpe de 27% lorsqu’ils utilisent fréquemment les médias sociaux. En France, les nombreuses affaires de bashing (harcèlement) dont sont victimes les adolescents les plus fragiles et qui débouchent parfois sur des suicides devraient nous alerter (7).

C’est pourquoi il est important d’instaurer de bonnes habitudes et des pratiques raisonnées vis-à-vis de l’utilisation des écrans. Ces derniers ne se valent d’ailleurs pas tous quant à la qualité du contenu qu’ils diffusent. J’ai personnellement fait le choix de bannir la télévision de mon quotidien et lorsqu’il m’arrive de la regarder chez des amis, je comprends assez vite pourquoi.

Et vous? Comment gérez-vous l’usage des écrans chez vous?

  • Adrien dit :

    Le neveu de 3 ans est déjà capable de naviguer sur le smartphone de son père, de jouer à des jeux complexes, c’est impressionnant cette génération…

    J’ai vu également beaucoup d’enfants réclamer et ne se calmer que devant les écrans… Une vraie drogue pour nous, encore pire pour eux !

    Super article btw 🙂

    • Clément GIRARD dit :

      Merci Adrien !

      En effet, la gratification immédiate induite par les écrans est extrêmement puissante sur notre cerveau. Que l’on soit enfant ou adultes dailleurs. Il suffit d’observer les gens dans les transports en commun ou dans les salles d’attente pour s’en convaincre. La plupart ont les yeux rivés sur leurs smartphones. Pourquoi les enfants échapperaient-ils à cette addiction puisqu’elle est en « libre service » ?

      Mais pour eux c’est encore plus dangereux, car leur cerveau est en pleine construction. Les écrans ont plus de risques d’installer et d’ancrer en eux une dépendance profonde sans qu’ils puissent avoir le recul suffisant d’en prendre conscience. Ils n’ont pas les capacités propres de mesurer l’ampleur de l’emprise de cette addiction.

      Face à ce constat, c’est aux parents d’être vigilants et d’observer comment réagissent leurs enfants lors d’un sevrage des écrans. De l’acceptation à la crise violente, il y’a tout un nuancier de réactions possibles. Il faut savoir les interpréter pour instaurer des règles par rapport aux temps passés devant les écrans.

  • Bonnel Gaella dit :

    Monsieur Girard Bonjour, Votre expertise sur ce sujet est très intéressante, pourriez-vous me recontacter à l’adresse mail indiquée. Merci.